Le site des Moulins de France
ArabicBasqueBelarusianBulgarianCatalanChinese (Simplified)CzechDanishDutchEnglishFinnishFrenchGermanGreekHebrewHungarianItalianJapaneseLithuanianNorwegianPersianPolishPortugueseRomanianRussianSpanishSwedishTurkishUkrainian

Créée le 22 septembre 2016, l’Association du Moulin de l’Arsenal de Rochefort (AMAR) souhaite reprendre le système imaginé par Jean-Baptiste Hubert en 1806, en construisant un moulin à vent fournissant l’énergie pour le fonctionnement d’un bateau-racleur, au sein de l’Arsenal de Rochefort, en Charente-Maritime.
À mi-marée descendante, la pelle du bateau racleur, en position basse, remet dans le courant de la Charente la vase qui se dépose devant les bateaux-portes des deux formes de radoub existantes dans cet arsenal.
Ce système fonctionnant par la force du vent ne provoque aucune perturbation dans l’écosystème de la Charente.

Aquarelle réalisée à la demande de l’AMAR par Jean Bellis, à partir d’une photo de 1866 – moulin à draguer provenant du Service Historique de la Défense

Depuis sa création, l’AMAR a privilégié les solutions les plus économiques.
Ses différentes actions ont pu être entreprises grâce au soutien de ses adhérents et de ses nombreux partenaires : Musée national de la Marine, Service Historique de la Défense, Fondation Arts et Métiers, Fédération des Moulins de France, Institut du Littoral et de l’Environnement de La Rochelle…

C’est ainsi qu’avec le soutien de la Fondation Arts et Métiers, elle a pu conduire les études de faisabilité théorique avec des élèves ingénieurs de l’ENSAM de Cluny durant l’été 2017, puis pendant l’été 2018. Pour ces études, ces étudiants ont pu bénéficier des conseils de membres de la FDMF et de l’Institut du Littoral et de l’Environnement de La Rochelle. Notre Assistant de Maîtrise d’Ouvrage a préparé le programme envisageable du projet de reconstruction du moulin avec son bateau-racleur. Les collectivités locales nous ont accordé 15 000 €, à la suite de notre demande de subventions. Ce programme, envisageable, a été présenté lors d’un comité de pilotage le 10 septembre 2018.

Après ces études de faisabilité technique du projet, afin de connaître les remarques ou suggestions éventuelles des services instructeurs de l’État, un courrier, cosigné par le président de l’agglomération Rochefort Océan (CARO) et le président de l’AMAR, a été adressé à Monsieur le sous-préfet de Rochefort, le 14 février 2019. Le 17 mai, sa réponse portait à notre connaissance les différentes contraintes règlementaires, juridiques et techniques qu’il avait été possible d’identifier à ce stade de l’étude.

En possession des éléments techniques et de la connaissance des contraintes réglementaires, l’AMAR a décidé de faire un appel d’offres pour obtenir un groupement d’entreprises associant au minimum les compétences professionnelles relatives aux disciplines suivantes :

  • une entreprise de charpente bois avec des références pour la construction de moulins, monuments historiques,
  • une entreprise de charpenterie de marine pour la construction du bateau-racleur et du ponton,
  • une entreprise spécialisée dans les fondations spéciales (pieux),
  • une entreprise spécialisée dans la réalisation de la machinerie,
  • un architecte du patrimoine,
  • un économiste de la construction,
  • un bureau d’étude spécialisé dans la structure et les fondations,
  • un bureau d’étude pour les prestations de courants forts et faibles et la production d’énergie électrique.

Ce choix pour un groupement d’entreprises nous permet d’éviter le financement de
plusieurs appels d’offres. En réponse à cet appel d’offres, dans le Moniteur du 20 novembre 2019, l’AMAR a reçu deux dossiers de candidature. C’est lors de l’épreuve en loge, organisée le 7 février 2020, que le groupement Asselin SAS a été retenu pour les études et la réalisation du projet. Sa réponse :

  • quant au suivi de l’étape primordiale permettant d’obtenir une autorisation de travaux, nous a rassurés,
  • sur l’implantation envisagée du chantier pendant la construction nous a paru justifiée,
  • concernant l’emploi du bateau-racleur correspond à notre prévision.

Dès le 14 février 2020, avec ce groupement, la méthodologie de travail a été définie, au cours de laquelle nous décidons de la première étape à réaliser : le dossier pour l’obtention du permis de construire, afin de limiter le coût des études avant cette décision des services de l’État.
À la réception du devis pour l’élaboration de ce dossier, une demande de subvention a été adressée aux collectivités locales. Une réponse favorable de la CARO et du Conseil départemental de Charente-Maritime était une condition nécessaire à la poursuite du projet ; sans ces accords, aucune recherche de mécènes n’était envisageable.

Signature du devis. Cliché Jean Dominique Lamy, membre du CA de L’AMAR

Le bureau communautaire de la CARO, lors de sa séance du 8 avril 2020, a décidé de nous accorder une subvention de 20 000 €, considérant que :

  • la reproduction du système imaginé par Jean-Baptiste Hubert en 1806 en construisant un moulin à vent dragueur s’inscrivait dans le cadre du développement économique et touristique du territoire,
  • ce projet répondait aux objectifs de l’Opération Grand Site en termes de valorisation du site de l’Arsenal, estuaire de la Charente,
  • l’intérêt de cette étude de faisabilité pour la construction d’un équipement pouvait apporter des solutions de dragage respectueuses de l’environnement.

C’est avec ces accords, de la CARO et du Conseil départemental de la Charente-Maritime à notre demande de subvention, que l’AMAR a pu signer, au Musée national de la Marine, siège de l’association, le devis correspondant au premier stade de réalisation du projet le 30 avril 2021. Ces études pour obtenir le permis de construire seront effectuées par l’architecte en chef du patrimoine du cabinet 2BDM, faisant partie du groupement ASSELIN SAS.

Une planification de la mise en œuvre de notre projet est à envisager pendant la durée de réalisation du dossier du permis de construire afin d’obtenir l’autorisation de construction de la part des services de l’État.
Nous pouvons imaginer de lancer les études concernant le bateau-racleur, fonctionnant provisoirement de façon autonome, pendant la construction du moulin.
Cette proposition de solution présenterait les intérêts suivants :

  • La mise au point, l’observation du bateau-racleur, et son automatisation demanderont du temps.
  • Un démarrage plus tôt permettra une montée en compétences, en parallèle avec la construction du moulin.
  • L’économie sera de 200 000 €, pour le dragage lors de l’ouverture du bateau-porte de la forme Napoléon, lors de chaque mouvement de l’Hermione.
  • La double forme pourra être remise en service avant la fin du chantier.
  • Cette solution présente un retour sur investissement à court terme qui peut justifier d’envisager la construction du bateau-racleur pendant la construction du moulin.

Pour présenter officiellement cette esquisse de planification de réalisation de notre projet, à la fin du 3e trimestre 2021, nous devrons être en possession de la somme nécessaire, pour le financement des études du bateau-racleur. À partir de ces études, nous pourrons connaître le coût de sa construction dès le début de l’année 2022, mais nous ne pourrons pas encore décider de cette construction.

Cette décision ne sera possible qu’à la condition d’avoir :

  • obtenu du financement par les adhésions et les dons,
  • trouvé un ou plusieurs mécènes finançant cette réalisation.

Rejoignez-nous pour la réalisation de ce beau projet !

Pierre Gras

Pour vous informer, vous pouvez consulter le site : moulin-arsenal.fr
cf aussi le Monde des Moulins n°60 (couverture) et le n°70 (p7)

Paru dans Le Monde des Moulins n°77 – juillet 2021

Catégories : Vie des associations

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.