Le site des Moulins de France
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Moulins fortifiés en Lot et Garonne

La guerre de Cent Ans éprouva particulièrement l’Aquitaine, âprement disputée entre les Anglo-Saxons, les Français et les Armagnac. L’insécurité contraignit à fortifi er les moulins qui devinrent de véritables points d’appui stratégiques contribuant à la défense d’un secteur, d’une vallée, d’un pont ou d’un gué, et garantissant l’approvisionnement régulier en farine, souci essentiel en temps de guerre.
A dix kilomètres de Nérac, le moulin de Barbaste, sur la Gélise, constitue l’exemple le plus accompli et le plus connu des moulins fortifi és. Véritable château, le bâtiment massif, cantonné de quatre hautes tours carrées aux sommets crénelés, surveillait et défendait le pont traversant la rivière à ses pieds. Construit au XIIIème siècle, il devint un des éléments importants du système défensif de la maison d’Albret à partir du XIVème siècle, et alimentait via la Baïse, les troupes gasconnes opérant dans le bordelais.

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Moulin de Barbaste – Photo E.Charpentier.

Son rôle militaire ne se limita pas à la période médiévale puisqu’Henri de Navarre, le futur Henri IV, le fi t restaurer, qu’il fut assiégé par les catholiques en 1621, lors des ultimes Guerres de Religion, et enfi n pris par les Frondeurs du Prince de Condé en 1653. L’édifi ce, donné en 1651 par le roi au duc de Bouillon, demeura aux mains de cette famille jusqu’à la Révolution et à sa vente comme bien national. Au cours du XIXème siècle, des bâtiments industriels vinrent entourer la construction d’origine, abritant vers 1881 une importante minoterie. Un incendie survenu en 1937 endommagea le moulin qui, classé monument historique en 1889, bénéfi cia d’une première restauration en 1947. Autour de 1998, de nouveaux travaux ont été entrepris avec le concours de la Conservation des Monuments Historiques sur ce prestigieux édifi ce qui est propriété d’un syndicat intercommunal. 

A une vingtaine de kilomètres à l’est d’Agen, un peu en aval de Saint Maurin, le château moulin de Ferrussac établi le long de la Séoune, évoque, lui aussi, beaucoup plus une forteresse qu’une meunerie. Encore partiellement ceint de douves, il se compose de divers bâtiments disposés autour d’une cour et donnant un ensemble trapézoïdal. D’abord propriété de l’abbaye de Saint Maurin, il passa dès 1452 entre les mains de seigneurs laïques : les Boville dont l’épouse du fameux Monluc, puis de 1606 à 1796, les d’Audebard, enfi n les de Sevin de 1796 à 1926. Le noyau primitif (donjon et logis du XIVème siècle) s’agrandit au XVIème siècle de la construction d’un pavillon-chapelle, et d’une enceinte contre laquelle vinrent s’appuyer divers bâtiments érigés ou reconstruits, du XIIème au XIXème siècle. Le moulin en saillie à l’angle nordest est établi sur un long bief dérivant les eaux du ruisseau. On gagne l’ancienne salle des meules soit par la cave du logis, soit par une porte donnant sur la cour. Meules et mécanismes ont disparu. L’accès à l’étage s’opère également depuis la cour. Les divers percements visibles sont assez récents, mais le côté nord conserve dans sa partie supérieure, trois petites meurtrières et le côté ouest une curieuse meurtrière triple. Les divers bâtiments composant cet ensemble, ainsi que douves et bief ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 27 décembre 1991.

Entre Villeneuve-sur-Lot et Fumel, le moulin de Lustrac, à Trentels, est l’un des plus beaux moulins le long du Lot. Indissociable du puissant château dont seuls quelques mètres les séparent, il apparaît dès 1296 et a appartenu à diverses familles successives dont les Lustrac. Transformé en 1929 en centrale hydroélectrique, il a depuis 1972 été restauré. Ce puissant bâtiment quadrangulaire aux murs percés de rares et étroites ouvertures dont seul le deuxième étage à colombages vient atténuer la sévérité, constitue véritablement le prolongement sur le Lot de la forteresse contiguë. Renforcé d’une échauguette d’angle et d’une bretèche protégeant la porte, il illustre la puissance économique et politique des Lustrac dont le rôle régional fut considérable, tout particulièrement au XVIème siècle. Une longue chaussée destinée à fournir l’eau nécessaire, coupe la rivière en diagonale et a entraîné la mise en place au XIXème siècle d’une écluse entre moulin et château, séparant les deux édifi ces l’un de l’autre. Les grosses meules encore en place attestent de l’importance commerciale du site, à cette époque appuyée sur la navigation fl uviale. Le château, le moulin avec son bief, l’écluse et le barrage jusqu’à l’axe central de la rivière, ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 1er février 1988.

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Moulin de Lustrac – Photo E.Charpentier.

Moulins fortifiés en Gironde

Dans son excellent ouvrage édité en 1865 sur la Guienne militaire, Léo Drouyn donne plusieurs exemples de moulins à eau qui datent pour la plupart du XIVème siècle, et qui font voir avec quel soin ces usines étaient établies au Moyen- Age.
Pendant le Moyen-Age les campagnes de la Guyenne, parcourues dans tous les sens par les hommes d’armes et les soudoyés de la France, de l’Angleterre et des seigneurs presque toujours en guerre avec leurs voisins, auraient été dévastées si elles n’avaient pourvu à leur défense particulière. Tout comme les villes, châteaux, fermes et églises, les moulins sont placés dans des positions considérées comme très fortes à l’époque et se dotèrent de dispositifs défensifs.

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Moulin de Bagas – Photo E.Charpentier.

La plus forte densité de moulins fortifi és se rencontre en Gironde, plus particulièrement dans le nord du Bazadais et dans l’Entre-Deux-Mers. La quasi-totalité de ces bâtiments a malheureusement perdu ses mécanismes. Nombre d’entre eux sont devenus des résidences, certains autres sont inoccupés ou en ruines. Le plus connu, le moulin de Bagas, se dresse au milieu du Dropt sur un îlot. Construit au XIVème siècle, c’est une construction massive carrée, renforcée par quatre échauguettes d’angles. Les élégantes baies géminées trilobées qui éclairent l’intérieur ne diminuent pas les capacités défensives du moulin abondamment pourvues d’archères battant tous les angles et uniquement accessibles  adis, par un pont-levis remplacé au XIXème par une passerelle métallique. Bagas, aux mains des Anglais durant la guerre de Cent Ans, échut aux religieux de La Réole à la fi n du XVème siècle. Appelé moulin battant au XVIIème, il a dû servir de foulon pour assouplir les draps. Cet ancien bien noble, propriété d’un vassal du duc de Bouillon, appartient actuellement à une famille parisienne. Ce moulin à farine était équipé de trois roues hydrauliques horizontales qui entraînaient les meules (deux paires de meules sont encore en place). La distribution intérieure a été fortement remaniée au XIXème siècle. L’activité
a cessé vers 1925-1930.
Il est inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 7 janvier 1926.

Sur le cours de la Vignague le moulin de la Salle à Cleyrac (canton de Sauveterre, arrondissement de La Réole) se présente lui aussi sous l’aspect d’un puissant donjon rectangulaire du XIVème siècle couronné de mâchicoulis et percé de meurtrières. Un logis est venu au XIXème siècle s’accoler au bâtiment primitif inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 3 juin 1927.

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Moulin de Piis – Photo Raphaël PUCCI

La puissante abbaye de la Sauve Majeur fi t au XIVème siècle ériger le moulin Neuf à Espiet, autre édifi ce de plan à peu près carré, renforcé autrefois d’échauguettes d’angles dont subsistent les bases annelées. Les percements ultérieurs de baies ont adouci l’aspect primitif de la robuste silhouette dont les meurtrières rappellent cependant le passé militaire. Il se distingue par la présence de croix, servant d’antéfi xes, surmontant les murs des façades nord et sud. Des balcons avec mâchicoulis ainsi que des contreforts saillants protègent la porte nord. Une roue verticale, aujourd’hui disparue, d’environ cinq mètres de diamètre, entraînait deux paires de meules, encore en place, qui ont fonctionné jusqu’en 1950.
Le moulin Neuf a été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 7 janvier 1926.

Le moulin de Pïss, sur La Bassane, (une rivière qui alimenta pas moins de sept moulins), moulin fortifi é du XIIIème siècle, laissé à l’abandon, fut racheté par la commune de Bassanne (quatre vingt-sept habitants) et à partir de 1999 un gros chantier de restauration fut lancé.
La bâtisse rectangulaire aux dimensions imposantes (10,50m x 13,50m) et aux murs épais (1,50m) s’inscrit comme un édifi ce fortifi é avec sa tour carrée en encorbellement sur une base massive. Avec ses 4m de côté, la tour est percée d’archères cruciformes à croix pâtées. Ce premier système défensif fut complété au XIVème siècle par des mâchicoulis sur le fl an ouest de la bâtisse et par une bretèche maçonnée dans son angle sud. L’activité meunière avait lieu au rezde- chaussée; les deux étages avec ses cheminées étaient réservés à l’habitation.

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Moulin de Piis – Photo E. Charpentier.

Sur la Gamage à Blasimon, le moulin de Labarthe est d’un grand intérêt archéologique. Reconstruit au XIVème siècle, le moulin dépendait de l’abbaye de Blasimon. Bâti comme une maison forte, de plan carré, il présente six niveaux. Les 4e et 5e étages étaient réservés aux logements et le 6e étage est formé par le chemin de ronde établi au-dessus des mâchicoulis. Une tourelle d’escalier fut rajoutée au XVème siècle. Des éléments de conforts sont à noter : latrines, cheminées, évier. Le moulin possédait deux roues hydrauliques, l’une horizontale, liée à l’activité meunière et l’autre, verticale, qui actionnait une batterie de foulon.
La qualité architecturale de ce bâtiment a entraîné son classement aux Monuments Historiques le 11 avril 1926.

Le Grand Moulin ou moulin de Laborie, sur le même ruisseau, date du milieu du XIIIème siècle, mais une modifi cation malheureuse a été faite en 1776 ainsi que l’atteste une inscription sur la façade ouest. Au XIXème siècle la couverture à deux pans est placée sur l’ensemble. C’est probablement à la même époque que le dernier mécanisme est installé. On retrouve encore des vestiges de la grande roue en fonte avec son axe en bois enseveli. Ce moulin était constitué d’un étage éclairé par trois fenêtres dont deux sont géminées. Leurs cintres trilobés reposent sur des colonnettes à chapiteaux. Au dessus de ces fenêtres on voit encore deux lignes horizontales de boulins à pigeons. (Les colombiers de ce type se rencontrent en Gironde jusqu’au XVIIème siècle). A signaler également pour cette usine les vestiges de latrine et coussiège sous les fenêtres, autant d’éléments de confort que l’on retrouve dans les autres moulins fortifi és.
Le premier système défensif fut complété au XIVème siècle par des mâchicoulis sur le fl an ouest de la bâtisse et par une bretèche maçonnée dans son angle sud. L’activité meunière avait lieu au rez-de-chaussée; les deux étages avec ses cheminées étaient réservés à l’habitation. Ce moulin appartient au Conseil Général qui fait actuellement une étude de réhabilitation.

Le moulin du Gaillardon au lieu-dit Labatut à Langoiran (canton de Cadillac, arrondissement de Bordeaux). Ce moulin fortifi é du XIVème siècle partiellement reconstruit au XVème siècle après la guerre de Cent Ans, à deux étages est une propriété privée aujourd’hui. Il possédait deux paires de meules. Des meurtrières protégeaient la porte d’entrée à moucharabieh soutenu par cinq consoles. Les ouvertures entre les consoles sont de longs tuyaux qui ont leurs issues supérieures au niveau du sommet de la façade. C’est aujourd’hui une maison d’habitation jalousement cachée derrière de hauts murs. Dans le canton de Branne, arrondissement de Libourne, Le moulin de Daignac, (en ruine aujourd’hui) appartenait à l’Abbaye de la Sauve Majeur. L’Abbaye de la Sauve Majeur possédait huit moulins dans la paroisse.

Les moulins à pont-digue.
Ce système qui caractérise les moulins pont-digue semble propre au Sud-Ouest et répond à un double but : permettre le franchissement d’un cours d’eau et percevoir les taxes liées à ce passage, bénéfi cier d’une quantité d’eau constante sur les rivières au débit trop irrégulier.

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Moulin de Pondaurat – Photo E. Charpentier.

Le moulin de Pondaurat, situé à 8 kilomètres au sud de la Réole, en Bazadais, illustre bien cette conception originale. Il appartenait à l’ordre hospitalier des Antonins qui avaient mission de soigner les maladies de peau ou « feu de Saint Antoine » avec en guise de baume, la graisse des porcs élevés par les moines. Des lettres du roi d’Angleterre attestent dès le XIIIème siècle de l’importance du monastère et de son hôpital placés sur une des routes de Saint Jacques de Compostelle.
Pris et incendié par les protestants en 1577, le couvent fut remanié vers la fi n du XVIIème siècle et vendu en 1790 comme bien national. Le pontdigue comporte quatre arches en plein cintre. Pavé et muni d’une forte rainure de guidage pour les charrettes, il aboutit à un passage rétréci par une saillie du moulin, massif édifi ce carré conservant des archères commandant le pont, le couvent et l’entrée primitive au nord enterrée par l’exhaussement du terrain au XVIIIème siècle. A l’intérieur deux vannes amenaient l’eau à des rouets, ultérieurement remplacés par des turbines. Le moulin fut en 1926 aménagé en saboterie, rôle qu’il garda jusqu’en 1960. Actuellement transformé en maison d’habitation, il conserve cependant deux paires de meules. La Conservation Régionale des Monuments Historiques a, par divers arrêtés pris en 1990, inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques les différents éléments (croix, ponts, moulins, anciens monastères, maison médiévale) de ce pittoresque ensemble bordé par les eaux de la Bassanne. Le pont a été magnifi quement restauré en 2001 et rouvert à la circulation des piétons.

C’est à 2 kilomètres en amont de Bagas que surgit, dans un écran de grands arbres, le plus remarquable moulin bordelais à pont-digue, le moulin de Loubens, barrant toute la largeur du Dropt. Bâti au XIVème siècle et propriété des Bénédictins de La Réole, il échut à la fi n du XVIème siècle aux Meslon, premiers seigneurs du moulin hissé au titre de moulin noble et comme tel, exempté de la taille. Aux mains, jusqu’à la Révolution, de divers conseillers au Parlement de Bordeaux, il fut au début du XIXème siècle vendu aux Chollet, importants meuniers du Dropt. Il comportait alors, rive nord, le « Grand Moulin » du XIVème siècle, et rive sud, une « maison de foulon » datée de 1818. Les Chollet, peu après 1824 accolèrent un petit moulin à cette maison. Leurs successeurs, les Moulinard (nom prédestiné !) agrandirent le « Grand Moulin » côté est et, vers le milieu du XIXème siècle, lancèrent sur le pont-digue un bâtiment central reliant les deux édifi ces. Les Moulinard partirent en 1898 et les machines de la meunerie s’arrêtèrent de fonctionner en 1914. Une turbine assurant la production d’électricité y fonctionna entre les deux guerres. Depuis 1957 le moulin et la maison de maître voisine, demeure du meunier, appartiennent à la famille Lachasse qui entretient méticuleusement ce magnifi que ensemble. Pour permettre la navigation sur le Dropt, interrompue par le pont-digue, fut mis en place de 1825 à 1855, un système soulevant les embarcations, maintenues par des sangles reliées à un charriot coulissant
au-dessus sur un rail (en fait le principe du pont transbordeur). Peu appréciées des mariniers dont les bateaux se cassaient parfois en deux, ces installations furent, à partir de 1855, remplacées par des systèmes d’écluses permettant la navigation jusqu’à Eymet. La route de La Réole à Castelmoron d’Albret qui passait sur le pont-digue barrait une rivière sujette à des crues dangereuses. Pour éviter au bâtiment érigé d’une rive à l’autre d’être emporté par la violence des fl ots, les architectes adoptèrent le pari d’une galerie à étages édifi ée sur une double rangée d’arcades, solution aussi originale qu’esthétique. Cet édifi ce que l’on pourrait croire homogène comporte donc en fait quatre parties :
1. Au nord, un bâtiment massif carré à trois étages ou « Grand Moulin » du XIVème siècle, fl anqué côté sud d’une tourelle dont l’escalier à vis desservait les différents niveaux. la salle des meules abrite trois paires de meules entraînées par le procédé communément adopté dans le bordelais et le bazadais, du rouet horizontal « à cuve ».
2. Sur la rive sud, « le foulon » à deux étages portant la date de 1818 où l’on assouplissait les draps de chanvre.
3. Accolé au foulon qu’il prolonge, le « Petit Moulin » dont la machinerie a remplacé celle du foulon ; il en subsiste deux jeux de meules, le troisième ayant fait place à une turbine.
4. Au centre, reliant le grand moulin au petit, un corps de bâtiment levé sur quatre arcades superposées laissant passer les crues.
Le moulin avec son pont d’ accès en pierre, les restes de l’ ancienne voie dallée qui le borde, les berges maçonnées, l’ écluse avec ses bittes d’ amarrage, la maison de l’ ancien transporteur de bateaux et les façades et toitures de la maison du meunier (cad. Loubens ZA 99, 102 ; Landerrouet-sur-Ségur ZE 28, 4) ont été classés « monument historique » par arrêté du 16 mars 2000.

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Détail échauguette ronde et archères moulin Bagas. Photo E. Charpentier.

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Détail échauguette d’angle octogonale moulin de Bagas. Photo E. Charpentier.

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Détail facade moulin de Pondaurat et son archère. Photo E. Charpentier.

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Détail tour carrrée et ses archères, moulin de Piis à Bassanne – Photo E. Charpentier.

Dominique Charpentier – Article paru dans le Monde des Moulins – N°29 – juillet 2009

Catégories : Histoire

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