Le site des Moulins de France
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Plusieurs moulins d’Étampes sont presque aussi anciens que la ville elle-même. Les premiers étaient banaux (5), c’est-à-dire que les habitants étaient astreints à s’en servir, car le roi ou le seigneur engagiste y percevait un droit.
Ils n’étaient pas tous à farine: il y en avait à foulon, à tan, à [p.94] peau et à papier. La plupart étaient anciennement à foulon; le moulin à tan était au-dessus du moulin de l’Ouche; le moulin à peau était au-dessous du moulin de Chauffour; enfin, il y avait trois moulins à papier sur la Chalouette, dans le faubourg Saint-Martin (l).
Si l’on en croit l’Encyclopédie méthodique, il y avait à Etampes, en 1810, une manufacture de couvertures, un moulin à foulon, un à chamois, un à tan, deux tanneries en cuir fort et en veau, une mégisserie, une chamoiserie et seize moulins à farine (2).
Autrefois, il était défendu à tout seigneur du bailliage de construire des moulins sans l’autorisation du prince engagiste. «Défense était faite aux meuniers, même à ceux qui avaient payé leur abonnement au prince, de quêter, chasser et enlever aucuns grains avec mules, mulets, chevaux, bêtes asines ou charrettes, sauf aux habitants à les conduire eux-mêmes en leurs moulins avec leurs propres chevaux et voitures; permet ausdits meuniers d’acheter des grains dans le marché d’Étampes et autres lieux circonvoisins, en payant les droits accoutumés…. à la charge néanmoins de ne pouvoir verser les farines qui en proviendront dans l’étendue dudit ressort d’Étampes pour l’usage des domiciliés, mais seulement de les transporter en cette ville de Paris et à Versailles pour y être vendues….»

Ceci est relaté dans un arrêt du parlement du 31 janvier 1763, rendu au profit de Nicolas Lamoureux, meunier de Pierre Brou, dont la voiture chargée de quinze sacs de froment avait été saisie rue de l’Étape «par Pierre Sureau, huissier royal voyer à Étampes (3).»
Un arrêté de Couturier, daté du ler frimaire an II, dit qu’on ne pourra établir dorénavant des usines sur la rivière d’Étampes sans autorisation. Il est dit dans cette pièce que le citoyen Dupré, imprimeur à Étampes, «agit avec une noire méchanceté (4).» Il ne [p.95] faut pas, du reste, s’étonner du différend qui existait entre Dupré et Couturier, car ce dernier était influencé par son subordonné Berchère, qui était membre du comité révolutionnaire (1).

C’est en 1825 que furent établis à Étampes les premiers moulins dits à l’anglaise, le moulin de l’hospice par M. Thirouin, et le moulin Branleux d’en bas par M. Théodore Mainfroy.

Depuis environ dix ans, un certain nombre ont emprunté à la vapeur une partie de leur force motrice.

Les moulins sont au nombre de 29 pour la commune d’Étampes, dont 21 à eau, 2 à vapeur, 6 mixtes, à eau et à vapeur. Ils ont le plus souvent trois ou quatre paires de meules, quelquefois cinq et huit paires…

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Informations transmises par Eric Charpentier

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Catégories : Inventaires

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