Le site des Moulins de France
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Le moulin et la maison du meunier de Roissy-en-France 
Archéologie et Histoire

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Sous la direction de Jean-Yves Dufour et d’Olivier Bauchet
Préfaciers : MM. Alain Belmont et André Desvallées
Collection “Monde des Moulins” Editions FDMF

parution : décembre 2013 
pagination : 260 pages
Illustrations : photos, plans, documents, cartes et croquis.
prix : 35,00€ (+ port : 4,85€)
ISBN : 979-10-93186-00-9

commande :
téléphone : 33 (0)5 56 91 88 50
courriel : chantal.eyquem2@sfr.fr

La fouille de Roissy permet pour la première fois de confronter les vestiges archéologiques d’un moulin et de la maison du meunier à un ensemble de données archivistiques, ethnographiques et agricoles, constituant ainsi une opportunité d’étude unique en France.
Autorisé par lettres patentes du roi en 1541, le moulin à vent de Roissy est un moulin banal édifié dans l’une des trois petites parcelles destinées à l’exploitation du meunier. Implanté sur une butte de 20 m de diamètre, il nous est connu par les vestiges d’une croisée de murs reliée par une maçonnerie annulaire. Il s’agit d’un moulin sur pivot. Dès le début du XVIIe il est ceint d’une palissade et les fossés des enclos sont remaniés. Une maison est construite pour le meunier au XVIIe siècle. Outre la meunerie, de nombreux tessons indiquent une activité de laiterie qui peut être exercée dans un premier temps au sein d’un cellier, et plus assurément dans une laiterie véritable à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. 

Sans doute au début du XVIIIe siècle un moulin plus trapu est reconstruit à l’emplacement du premier. La maison du meunier connaît également des modifications. Au XVIIIe siècle, elle est composée de deux pièces dont les sols sont revêtus de petites tomettes hexagonales. Une cheminée est adossée au mur de refend. Dans la cour, un toit à porc et un poulailler sont construits en canasson du meunier. 

Le meunier de Roissy habite une petite ferme à cour fermée, « pliée » par la contrainte fonctionnelle du moulin à vent qui positionne toutes les constructions de la ferme dans un angle limité et étroit. Dans la tradition rurale, le meunier est perçu comme un individu physiquement fort et cupide, enrichi grâce au droit qu’il prélève sur la mouture. Assis au cœur des terres céréalières les plus fertiles du royaume, et à proximité du plus grand centre de consommation de l’Europe moderne, le moulin à vent de Roissy enrichissait-il son meunier ? La qualité de la construction, les rejets de céramique et de verrerie, la consommation de viande du meunier et la documentation écrite nous livrent des informations nous donnant plusieurs images successives contrastées de la qualité de vie du meunier. Des hauts et des bas dans l’activité du meunier de Roissy expliquent logiquement ces contrastes remarqués dans les déchets de consommation (vestiges faunistiques et céramique) ou les textes (rôles de taille, baux d’archives). 

En effet, l’étude archéologique est complétée par un dépouillement d’archives qui permet d’estimer la production du meunier de Roissy, l’usure de ses meules et celle de ses revenus. Les origines, mariages, durée de baux… nous dévoilent par ailleurs l’identité socioéconomique des meuniers successifs de Roissy.

Auteurs

Olivier Bauchet, Inrap – Hubert Cabart, Afav – Cécilia Cammas, Inrap, UMR 5140, Unité de micromorphologie Inrap, DMOS – AgroParisTech 78850 Thiverval-Grignon – Hubert Chiron, Inra, Unité de recherche 1268 : BIA – Benoit Clavel, CNRS, UMR 7209/USM303, Archéozoologie – Archéobotanique, Sociétés, pratiques et environnements – Jean-Yves Dufour, Inrap, UMR 7041 – équipe Archéologies environnementales – Nathalie Paccard, Inrap – Iliana Pasquier, Inrap – Fabienne Ravoire, Inrap, UMR 6273 – Anne-Laure Réguerre, Inra, Université de recherche 1268 : BIA – François Renel, Inrap, UMR 7041 – Pascal Verdin, Inrap, Cepam UMR 731 – Martin Watts, Traditional milling and millwrighting specialist. 
Préfaces : d’André Desvallées, conservateur général honoraire du Patrimoine, président d’honneur de la Fédération des moulins de France (FDMF) et d’Alain Belmont, professeur d’histoire moderne, Université Grenoble-Alpes – Larhra (UMR CNRS 5190).

Catégories : Actualités

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