Le site des Moulins de France
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Pourquoi un nouvel inventaire des moulins ?
Tout est parti d’une suggestion de l’Architecte départemental des Bâtiments de France.
Nous y avons vu l’occasion de :

  • faire le point sur le patrimoine meulier
  • mettre en évidence le potentiel en énergie propre des moulins
  • valoriser les atouts touristiques qu’ils représentent
  • accomplir notre devoir de mémoire de ces constructions qui ont traversé les siècles.

À noter : une classification existe sur le site du Ministère de la Culture : www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee, à la rubrique architecture et patrimoine.

Carte IGN, avec limites de commune surlignées, et moulins pointés par des pastilles de couleur. Photo DR

Création d’une commission

Notre association a créé une commission pour conduire ce travail d’inventaire. Nous avons fait le choix de quadriller le département en bassins, confiés localement à un ou deux correspondants.
Ces derniers ont conduit des réunions de travail en tout petits groupes. Nous avons reçu beaucoup de contributions montrant une réelle implication de la part de divers participants. Nous avons également noté un peu de méfiance ou d’indifférence parfois de la part de certaines personnes, la finalité n’étant pas forcément bien perçue par tous.

Carte de Cassini. Photo DR

Les sources de renseignements

Pour ce nouvel inventaire, nous ne sommes pas partis de zéro et nous avons pu nous appuyer
sur :
les recensements :
enquête de l’An II 1794 et 1809, statistiques cantonales, inventaire des Ponts et Chaussées de 1899 (moulins à eau)

la localisation :
les cadastres Napoléon et actuel, les cartes de Cassini (photo) et de Belleyme, les atlas cantonaux, les cartes IGN au 1/25 000 (photo), les règlements de la Police des eaux, le site internet “géoportail”

les traces professionnelles et familiales :
documents fiscaux, actes de succession

la collecte de souvenirs : près des anciens, à partir de vestiges et d’objets

contributions diverses : utilisation d’un inventaire d’un des membres de notre association
(moulins à vent), une cartographie réalisée par un ancien meunier

La méthode

La méthode adoptée nous a amenés à nous faire élaborer un programme ACCESS permettant un tri par critère ou par nom.
Nous étions tentés d’appliquer un découpage du département par bassin versant des principaux cours d’eau, mais, pour un fractionnement plus précis, nous avons décidé de ficher par communes, regroupées par canton (ancien découpage de 1984 correspondant aux atlas
cantonaux de 1882).
Nous avons édité un premier modèle de fiche identifiée par le N° INSEE alphabétique de la commune et diffusée aux adhérents. Elle a permis de lister bon nombre de moulins. Pour situer et permettre des recherches sur le terrain, les cartes IGN ont été surlignées aux limites de commune. Les moulins y ont été pointés par des pastilles de couleur (photo).
Les difficultés commencent quand les orthographes ont évolué et quand on ne sait pas si les moulins sont sur une rive ou une autre, le cours d’eau marquant souvent la limite de commune.

Les caractères retenus

En plus de la dénomination et de l’adresse du moulin, sa position GPS, le nom et l’adresse du propriétaire, les cartes où le moulin figure, ses affectations successives, son état actuel, la possibilité de restauration, son intérêt économique ou touristique, ainsi qu’une ou deux photos. Un code de typologie (sigles repères) peut être utile pour le classement.

Grâce au logiciel, nous pouvons isoler, par exemple :

  • soit les moulins à vent qui ont leurs ailes
  • soit les moulins à eau affectés à l’huile
  • soit les moulins sur tel ou tel cours d’eau, etc.

Finalisation de l’enquête

Nos voisins du Bergeracois avec qui nous sommes en contact s’intéressent à notre action, ils ont déjà bien avancé sur les moulins à vent des environs.
Afin de compléter notre enquête liée à cet inventaire, nous allons solliciter davantage nos adhérents et amis prochainement. Pour ce faire, nous allons obtenir de l’Architecte départemental du Patrimoine une autorisation nominative, afin que les volontaires puissent se présenter chez les propriétaires et prendre des photos. Ces enquêtes ne sont pas toujours bien perçues, certains propriétaires refusent toute participation au mépris du patrimoine qu’ils possèdent.
En 1908, notre département comptait 902 moulins à eau et 480 moulins à vent, soit un moulin pour 240 habitants. Nos relevés atteignent 555 moulins à eau et 330 moulins à vent, ce qui nous laisse encore quelques ruines à retrouver !

Quelle sera l’utilité de ces chiffres ?

  • permettre à notre association départementale de cerner l’importance du sujet pour
    mieux nous défendre
  • renseigner les Services du Patrimoine sur les sites dignes d’intérêt à protéger
  • promouvoir nos moulins et leur environnement près des Offices de Tourisme pour des
    circuits découverte et des animations.

Pour l’ADAM LG, Jean-Louis Milon, administrateur responsable de l’inventaire et Romain Gaggini, administrateur chargé de communication – adam-lg@outlook.fr

Article paru dans le Monde des Moulins n°57 de juillet 2016


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