Le site des Moulins de France
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Les moulins d’Allonne

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Moulin de l'Aubertière - Ce qu'il reste du mécanisme du moulin - photo http://www.geneallonne.free.fr/
Address:
Allonne, France, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, France
Description:

Il existait sur Allonne et le Retail un certain nombre de moulins qui travaillaient quasiment à plein temps, c'est-à-dire neuf mois de l'année.
Le meunier se payait sur une partie du blé qui lui était apporté.
Le grain était versé dans un réceptacle puis broyé par les meules était récupéré dans un coffre sous forme de farine.
Celle-ci était distribuée par les meuniers une fois le travail achevé.
La farine peu purifiée se gardait moins longtemps mais elle donnait un pain excellent pour la santé.

L'Aubertière
Situé sur la route menant à Parthenay, ce moulin à eau n'existe plus. Il y eut bon nombre de meuniers à l'exemple de Jacques Metais en 1719.
En 1806 c'était les familles Piet et Foucher qui s'occupaient du moulin.
En 1897 le meunier était M. Niveau
L'Aubertière fut la propriété de la famille Bernardeau au début du 20° siècle.
Revendue plusieurs fois par la suite ce sont Mr. et Mme Wilson qui en sont désormais propriétaires.

Chaseau

Situé sur la route menant à Secondigny ce moulin à eau disparu avait une légende que voici :
Il y avait autrefois à Allonne des moulins et le plus grand se trouvait ici même à Chaseau.
C'était aux environs de 1480.
Un couple de meuniers vivait ici ; ils avaient sept fils et le plus jeune était roux et né un soir de pleine lune ! Le temps s'écoulait paisiblement au rythme des travaux des champs et de la fabrication de la farine. A cette époque les enfants ne manquaient jamais de pain et il faisait bon vivre au logis.
Le moulin était très fréquenté ; c'était un passage obligé pour aller à la ville.
Sur ce passage il y avait un pont, ce fameux pont qui fut le théâtre de bien des malheurs.
Un soir de pleine lune, l'aîné des meuniers revenant de quelque fête à la ville s'apprêta à passer le pont pour rentrer au moulin, il entendit soudain une explosion dans l'eau... Puis apparut alors dans un nuage de fumée un être d'une rare laideur. Son corps était pareil à un corps de crapaud... un énorme crapaud ! Et sa tête bien plus laide encore aurait fait fuir le plus courageux des hommes.
IL exigea de sa voix rauque : " tu passes pas sur le pont, faut que tu me donnes un sou, si tu n'as pas de petit sou tu passes pas sur le pont".
Le fils du meunier était un grand costaud qui n'était pas un homme à se laisser impressionner et sa surprise passée il bouscula le troll ; celui-ci tomba à la rivière. Sa colère éclata, il proféra des insultes et bougonnant il jeta un sort au fils du meunier qui l'ignora et rentra se coucher.
Le lendemain le moulin brûla sans que l'on puisse comprendre pourquoi.
Quelques jours plus tard, le fils du boulanger voulut lui aussi passer le pont comme il en avait l'habitude chaque mois pour venir chercher de la farine. Il entendit l'explosion dans l'eau et le troll réapparut avec les mêmes exigences : "tu passes pas sur le pont..." le fils du boulanger, comme l'avait fait avant lui le fils du meunier, bouscula le troll qui tomba dans la rivière et entra de nouveau dans une colère noire et proféra des insultes et des menaces.
Quelques jours plus tard la femme du fils du boulanger tomba mystérieusement malade et mourut dans d'atroces souffrances.
L'histoire se répéta une troisième fois avec le maréchal-ferrand. Celui-ci ramassa un caillou et le remit au troll en guise de monnaie en se moquant de lui. Le troll en s'apercevant de la tromperie entra dans une colère noire : " tu as cru me tromper et que je n'allais pas voir eh bien tant pis pour toi tu ne verras plus jamais rien " .
Il perdit la vue sur le champ.
Depuis les gens racontaient avoir vu le troll et du coup la malédiction se répandit dans toute la contrée comme une trainée de poudre ; toutes les personnes qui empruntaient le pont de Chaseau s'acquittaient du droit de passage par peur de la malédiction du troll.
On n'a jamais su pourquoi et comment ce troll était arrivé à Chaseau ni pourquoi ni comment il en était reparti un soir de pleine lune. Mais il a disparu curieusement en même temps que le plus jeune fils du meunier, vous savez, le petit rouquin.
On a plus jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre.
Des mauvaises langues ont prétendu que le troll était en fait le fils du meunier et qu'il avait voulu amasser beaucoup d'argent pour partir avec sa bien-aimée, la plus jeune des filles du village voisin ; mais ceci est une autre histoire.
Depuis on a cherché, fouillé au fin fond de la terre pour y trouver une trace des os du troll, on cherche encore et les soirs de pleine lune on entend un clapotis étrange qui n'est pas sans rappeler l'explosion dans l'eau précédent l'apparition du fameux troll...
En 1806 le meunier de Chaseau s'appelait Jean Cerès.

Thoué
Situé sur la route menant à Secondigny, ce moulin à eau qui n'est plus en activité a conservé sa roue à aube et son mécanisme intérieur.
Il faisait travailler deux meuniers.
Pierre Gentet y était meunier en 1806.
En 1897 le meunier était M. Jaulin.
Mr et Mme Mouton en sont actuellement propriétaires.

L' Ogerie
Situés sur la route menant au Retail, il y avait deux moulins à l'Ogerie : le moulin haut dont le meunier en 1806 s'appelait Pierre Niveault et le moulin bas dont le meunier s'appelait François Niveault.
En 1897 le meunier était M. Braud.
Mr. et Mme Bercé ainsi que Mr. Gauge sont actuellement propriétaires au village de l'Ogerie.

L'Embruinière
Situé au Retail il ne reste plus rien de ce moulin à eau.
Le meunier en 1806 s'appelait Charles-Louis Proust.
Les familles Poussard et Langlais sont de nos jours les propriétaires des lieux.
Le Moulin des Champs
Situé sur la route menant à Niort, il ne reste plus rien de ce qui était un moulin à eau.
En 1806 le meunier s'appelait Antoine Mercier.
Au 20° siècle la famille Pintaud était propriétaire du Moulin des Champs.
De nos jours le Moulin des Champs est à la famille Fournié-Turpin

Le Moulin du Bois
C'était un moulin à écorce pour la production de tan. Il était situé au Retail, dans le bois, d'où son nom.
François Caillé en était le meunier en 1806.
De nos jours les bois où il était situé appartient à l'Office National des Forêts.

La Guignardière
Situé sur la route menant à la Boissière, ce moulin à eau n'existe plus.
Il est probable qu'il n'était déjà plus en activité au début du 19° siècle.
C'est la famille Bourgeois qui est propriétaire de la Guignardière.

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Citons aussi le moulin de Cluzeau, le moulin de la Martinière du Retail et le moulin de Robelin ; ce dernier était la propriété des seigneurs de la Frémaudière-Ecureuil.

Plus d'infos et photos :  http://www.geneallonne.free.fr/moulins.htm

Informations recueillies par Eric Charpentier

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