French Arabic Basque Belarusian Bulgarian Catalan Chinese (Simplified) Czech Danish Dutch English Finnish German Greek Hebrew Hungarian Italian Japanese Lithuanian Norwegian Persian Polish Portuguese Romanian Russian Spanish Swedish Turkish Ukrainian

Carte de France des Moulins    |    Retour    |   << Précédent

Carrière de meules de La Livinière

34210 La Livinière

Description :

Carrière de meules

Article du "Monde des Moulins" en relation :

Ressusciter la carrière de meules : Un projet du maire de La Livinière ( Hérault)

Entre maquis et vignes rutilantes aux couleurs de novembre, Pierre-André Pédesseau, maire de La Livinière nous a amené à Calamiac voir des meules abandonnées, entières ou cassées, témoins d’une activité autrefois importante pour les moulins à farine de la région. Sur la carte géologique est indiquée quelques kilomètres plus loin une autre carrière de meules à St Julien les Molières. Il s’agit, dans les deux cas, d’un conglomérat dur renfermant de fi nes aiguilles de quartz (sorte de grès à liant calcaire), idéal pour déchiqueter les grains de blé. Ces carrières sont spectaculaires par leurs amas de pierres cassées et leurs restes de meules. Très original par la nature de cette pierre et par l’énorme quantité de rendus, le site communal de St Julien, doué d’un panorama étendu dans un paysage méditerranéen facile d’accès par la route, en particulier depuis les plages, pourrait être la première carrière de meules ouverte au public. Monsieur le Maire a déposé un projet de développement culturel et patrimonial auprès de la Communauté des Communes pour aménager un parcours au travers de la carrière en s’appuyant sur les conseils des historiens, des géologues et de la Fédération des Moulins de France. Nous lui souhaitons de réussir à convaincre les autorités pour la réalisation de ce projet plein d’avenir.

Michel et Nicole Sicard - Article paru dans le Monde des Moulins - N°31 - janvier 2010

Article du "Monde des Moulins" en relation :

Inauguration de la carrière de meules à La Livinière

Il y a une dizaine d’années, Michel Sicard, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, découvre sur la carte géologique l’existence d’une carrière de meules à St Julien-des- Meulières. Sur les lieux, il constate qu’il s’agit d’un site exceptionnel car des meules presqu’entières sont facilement visibles en l’absence de végétation, contrairement à beaucoup de carrières abandonnées, donc susceptibles d’en faire un lieu touristique. De plus, l’analyse minéralogique a montré qu’il s’agit de couches de cristaux de quartz dans un ciment dur calcaire. En raison de cette situation rare, la Fédération des Moulins de France s’est penchée sur le développement touristique de cette carrière. Michel Sicard a pu rencontrer Monsieur Pédesseau, maire de La Livinière, avec lequel il a été convenu de chercher à exploiter ce site.
Un article dans le Monde des Moulins, organe de la Fédération, a ensuite été publié (n°31), mettant en valeur tout l’intérêt de ce patrimoine mais aussi faisant découvrir des meules entières identiques dans la commune de La Livinière sur la même couche géologique que St Julien. Par son originalité minéralogique et géographique, le nouveau parcours peut se classer parmi ceux des grandes carrières de meules du Bassin Parisien, du Poitou et de la Dordogne.
Inauguré le 6 décembre 2013, le "Sentier de pierre à pain" situé dans le maquis de la partie occidentale de l’Hérault, surplombe les plaines viticoles des Causses du Minervois et l’étang de Jouarres. Témoin du passé, la carrière, jalonnée de dix panneaux explicatifs sur un kilomètre, compte désormais parmi les sites incontournables de cette région de mythes. Le Pays Minervois tient son nom de la déesse Romaine Minerve, plus connue sous le nom d’Athéna, déesse guerrière. Non loin de la grotte d'Aldène, où la dernière incursion humaine a été datée de plus de 30 000 ans et la ville fortifiée de Minerve, (siège des croisés en 1210 durant la "guerre des châteaux"), les paysages environnant la carrière sont jonchés de gouffres, dolmens, grottes et canyons.
Ces terres meulières d’une superficie estimée à 9 hectares, aux meules naturellement abrasives, (ne nécessitant pas de rhabillage), sont mentionnées dans les archives dès l’an 1100. D’un diamètre ayant de 1,60 m à 1,80 m, la cadence d’extraction au XVIe siècle est évaluée entre 50 et 100 meules par an. Elles étaient acheminées dans un périmètre de 100 km jusqu’au milieu du XIXe siècle, quand les chemins de fer ont favorisé le commerce des meules réputées de La Ferté-sous-Jouarre.

M. Sicard et B. Petit - Article paru dans le Monde des Moulins - N°48 - Avril 2014

Informations complémentaires :

Demander des informations complémentaires à la FDMF

C'est votre moulin...

Vous êtes propriétaire ou gestionnaire de ce moulin et vous souhaitez apporter un correctif, un complément d'information, des photos...

Géolocalisation :