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Bibliographie: Les moulins à marée de la Rance et de la côte d’Émeraude, au fil de l’histoire

Titre:      Les moulins à marée de la Rance et de la côte d’Émeraude, au fil de l’histoire
Categorie:      Histoire
Auteur(s):      Marie-France Porte
ISBN-10(13):      x
Editeur:      Ed. Bow-Window
Edition:      Ed. Bow-Window
Nombre de pages:      0
Couverture:      cover
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Description:     

« Ils ont tous un peu la même histoire », explique Marie-France Porte. C’est en passionnée que cette ancienne professeur d’histoire a donc étudié la question. Pendant six mois, elle est partie sur la trace de ces moulins à marée qui ont essaimé pendant des siècles le long de la Rance et de la Côte d’Émeraude.
Le Moulin du Lupin, l’ancêtre
En parcourant de nombreuses archives, Marie-France Porte en a recensé vingt. Parfois très très anciens. « Le premier, dont l’existence est historiquement prouvée, est celui du Lupin, à Rothéneuf. C’est l’ancêtre, il date du 12e siècle ». Une vénérable bâtisse dont il ne subsiste aujourd’hui que les vestiges de la digue de son bassin à marée.
D’une manière générale, c’est au 16e siècle que ce type de moulin connaît un gros développement.
« Avec l’essor du commerce maritime et aussi la hausse de la population, les demandes en pain, et donc en farine, ont explosé. C’est aussi au 16e siècle que s’est développée la culture du sarrasin, qui était peu exigeante et surtout défiscalisée. Pour produire sa farine, il a fallu donc construire des moulins, notamment à marée dans notre secteur ».
Car la Rance ou les bras de mer comme le Lupin offrent des endroits particulièrement propices à cette technique : « On trouve souvent les moulins au débouché d’un petit ruisseau qui donne sur la Rance ou la mer. Une digue est construite, qui forme un bassin, avec une porte à clapet. On ouvrait cette porte à marée basse, pour faire tourner la roue du moulin ».
Le dernier, le Moulin de Beauchet
Le dernier moulin à marée de la Rance en activité fut celui de Beauchet, à Saint-Suliac. « Il est resté en activité jusqu’en 1980. Il fonctionnait à l’électricité
alors. »
Dans la première partie de son livre, Marie-France Porte revient sur l’histoire de ces ouvrages. Avec l’apparition de véritables dynasties meunières, à la Révolution par exemple, ou au tournant de l’industrialisation à la fin du 19e siècle, où la plupart des moulins se transforment en minoterie. Ceux qui ne s’adapteront pas disparaîtront et tous finiront par être supplantés par des techniques plus rentables au 20e siècle. Le livre dresse un portrait de chaque moulin, largement illustré par de très belles photos. L’auteur aborde aussi la question de leur avenir et apporte aussi quelques anecdotes, qui vous mèneront par exemple sur les origines du petit beurre… À découvrir !